Vendredi 29 juin, 18h, départ donné par 31°C. Il est clair qu'il va falloir gérer ce paramètre. A l'amorce de la nuit, un vent frais bienveillant vient masquer la chaleur encore présente. Il suffit de courir pour se rendre compte que la sueur nous inonde. L'hydratation doit rester abondante et c'est ce qu'oublie un bon nombre de concurrents, jusqu'à leur perte irrémédiable. Du 30ème au 70ème kilomètre, sous hydraté, j'étais sur le fil du rasoir, limite nauséeux, difficile à courir, mais combatif jusqu'à l'amorce du petit jour, où l'organisme se rééquilibre et où le mental devient à toute épreuve. Une accalmie de quelques heures avant de subir un soleil agressif avec ses 34°C, et très peu d'ombre sur cette seconde moitié du parcours. Malgré l'arrosage régulier de la tête, j'avais la sensation d'être comme une marmite prête à exploser. Le moindre effort de course me liquéfiait, m'imposant de beaucoup marcher. Dans les zones construites, les sources d'eau mises à disposition par les habitants, me permettaient de tenir le coup jusqu'à l'arrivée de la seconde nuit et l'envie de courir et d'arriver au plus vite. Je boucle finalement cet ultra marin en 30h46', frustré d'être en forme après 177km dont un bon nombre de kilomètres effectués en marchant. Ce fut ma 3ème participation et peut-être pas la dernière.