Un petit crapahut en montagne au programme du samedi 23 juillet.
Un bon argument pour passer une super semaine de vacances en famille.
Un projet nouveau pour mes frêles guibolles, que cette première course en montagne.
Celà promet une montée sévère, en autonomie totale, et dans les refuges, il n'y aura pas de coca, que de l'eau !
Alors, pour éviter l'hypo et le retour en hélico, il me faudra embarquer dans ma poche à eau ... du coca !
Et peut être, ferai-je un bout de chemin avec Michel, mon "guide" virevoltant.
Michel, que je retrouve sur la ligne de départ, devant la mairie de Cauterets, altitude 935m.
Deux mille-pattes Buxerollois de bonne tenue, surnageant du flot des 484 partants.
Top départ à 7h30. 9°C c'est idéal. Les nuages décrochent des sommets pour stagner à une altitude intermédiaire.
La première étape vers le pont d'Espagne, 1496m, empruntant en partie la route, permet de décanter le peloton.
Puis un sentier rocheux nous guide jusqu'au lac de Gaube, 1725m.
Michel, s'est déjà envolé !
En direction du refuge des oulettes ... avec le massif du Vignemale en point de mire.
Refuge des oulettes, 2151m, atteint en 2h25'. Barrière horaire : 3h.
Vers Ourquette d'Ossoue, 2734m, la pente se raidie ...
le souffle devient court, jambes de plomb, lucidité érodée ... et à l'attaque du petit Vignemale,
la pente s'accentue, mon calvaire commence, mais de pause en pause ...
j'y arrive sur ce petit Vignemale, 3031m, qui dit-on, se mérite.
Après une recharge glucydique ...
et quelques belles photos des massifs alentours ...
j'entame le retour vers le refuge de Beysselance, au travers de ce pierrier infernal.
La longe avec son mousqueton, fournie par l'organisation et ficelée à la taille, nous permet le franchissement en sécurité de ce long et "large" chemin à flan de paroi, passage obligé vers le col du Labas.
Puis un névé, entamé sur les fesses, tel le trou normand lors d'un festin, m'apporte la renaissance de mes forces intérieures ...
pour gagner le col du Labas, 2719m.
maintenant, il faut bondir de rocher en rocher, en veillant aux appuis, et en ciblant les balises pour naviguer au plus direct.
La vallée du Lutour nous attend en dessous des nuages dans lesquels nous replongeons.
Enfin un chemin, presque une autoroute en rapport des amoncellements de caillasses préalablement empruntés.
Le lac d'Estom, 1804m, en contrebas, nous fait les yeux doux.
Le dernier breuvage d'eau de source servi au refuge de la Fruitière, 1371m, vient réamorcer la "pompe à insuline".
Les derniers kilomètres, interminables, nous font croiser une multitude de randonneurs, dont les applaudissements nourris, me font accélérer le train, volant par dessus les rochers piègeux.
Une dernière rencontre amoureuse ...
avant la ligne d'arrivée, que je franchis fringuant, en 7h55'41", tandis que Michel, finisher en 6h20'08", attablé derrière un chocolat chaud depuis belle lurette, se précipite pour me flasher.
Ce petit Vignemale 2011, fut pour moi un sacré baptème du feu, dont je suis sorti indemne parmi les 432 finishers, avec un temps qui fera bien rire les expérimentés trailers pyrénnéens.
Lien vers les vidéo de la course :
https://sites.google.com/site/zetraileur/videos-trails/patit-vignemale-2011
http://www.youtube.com/watch?v=k6bMKupFdT4